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Les lasers d’Irisiôme effacent les tatouages

1 français sur 5 est tatoué. Cœurs transpercés d’une flèche, portrait de Johnny, initiales d’un(e) ex petit(e) ami(e), ou dessin plus incongru… 20% regrettent leur tatouage… et on peut comprendre pourquoi ! Deux solutions alors : le recouvrir d’un autre tatouage ou le faire effacer. Dans ce 2ème cas, la technique pratiquée jusqu’à aujourd’hui est douloureuse, fastidieuse, nécessite plusieurs séances et peut présenter des effets indésirables (brûlures, infections, hypo ou hyperpigmentations, mauvaise cicatrisation…).

Irisiôme, start-up créée par Romain Royon en 2015 et basée à Talence, a conçu un appareil qui révolutionne la technique et pourrait bien fortement intéresser les dermatologues et médecins esthétiques. « iMPulse » est doté d’un laser pourvu de fibres optiques. Il délivre des impulsions ultra-courtes (plusieurs dizaines de picosecondes à 1064 nm de longueur d’onde) qui détruisent l’encre mais pas la peau.

Les avantages sont nombreux : la technique permet d’enlever des tatouages sur différents types de peau, en limitant les effets secondaires et douleurs lors des séances. En outre, les séances sont espacées de 3 semaines contre 2 mois avec les techniques classiques, ce qui diminue la durée du traitement.

Cela a nécessité trois ans de recherche et développement et des essais cliniques au Centre hospitalier universitaire de Nice. Un premier prototype a vu le jour en août 2018 et a depuis été perfectionné grâce à une étroite collaboration avec des dermatologues.

La commercialisation a été lancée en août 2019 mais Irisiôme ambitionne déjà de toucher de nouveaux marchés, notamment à l’international. iMPulse pourrait en effet s’adapter à d’autres applications : épilation définitive, tâches de vieillesse, anomalies vasculaires (varicosités, angiomes…) ou encore brûlures causées par une radiothérapie.

Crédit photo : Florence Heimburger